Au menu de cette revue de presse française, jeudi 29 décembre, la grâce présidentielle accordée à Jacqueline Sauvage, condamnée à dix ans de prison pour le meurtre de son mari violent. La ruée sur les listes électorales. L’OSCE visée par des hackers. Et la protection des Terres australes françaises.
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Au menu de cette revue de presse française, la grâce accordée par François Hollande à Jacqueline Sauvage, condamnée à dix ans de prison pour le meurtre de son mari violent et violeur.
Cette femme de 69 ans, devenue le symbole des victimes de violences conjugales, avait bénéficié d’une grâce présidentielle partielle, portant seulement sur une partie de sa peine, en début d’année. La justice avait refusé de la libérer, estimant qu’une sortie de prison était « prématurée ». Pourquoi François Hollande a-t-il finalement décidé de gracier totalement Jacqueline Sauvage ?, demande Le Parisien, qui rapporte que cette décision « a surpris tout le monde ». Parce que le président aurait été sensible à la mobilisation en sa faveur, et considéré que Jacqueline Sauvage n’avait plus rien à faire derrière les barreaux, selon le journal, qui assure aussi que François Hollande tente, à travers ce geste, de rester dans l’Histoire comme le « président humain ». Après avoir renoncé à un nouveau mandat, le président se sentirait aussi plus libre de faire ce qui lui semble juste, selon son entourage. Sa décision, cependant, déplaît beaucoup aux magistrats, qui dénoncent un geste « très hypocrite » et une atteinte à leur indépendance. Si Jacqueline Sauvage a été condamnée, rappellent-ils, c’est parce que le meurtre n’est jamais acceptable, quelles que soient les circonstances, et parce qu’elle n’aurait pas formulé, non plus, jusqu’à présent, de sentiment de culpabilité « authentique ». Ce à quoi Slate répond que c’est précisément la culpabilité qui tient les femmes sous l’emprise des hommes violents. « Dans son jugement, explique le psychologue Jean-Luc Viaux, le tribunal confond deux choses: la culpabilité et la repentance. Inviter Jacqueline Sauvage à se repentir sous peine de rester en prison, c’est reproduire une forme de chantage implicite qu’elle a sans doute bien connu avec son mari violent. Or jusqu’à preuve du contraire, le repentir ne figure pas dans les peines prévues au code pénal ».
Il est aussi beaucoup question de la ruée sur les listes électorales, à l’approche de la date butoir du 31 décembre. Les retardataires affluent pour pouvoir voter à la présidentielle de l’année prochaine, d’après Libération, qui explique que ces inscriptions en masse « remettent en cause l’idée d’un rejet de la politique ». Pourquoi cet engouement ? « Parce que la primaire de la droite a piqué l’intérêt de l’électorat conservateur, parce que l’élection de Donald Trump a rendu pour la première fois vraisemblable un succès de Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, et parce que les électeurs hostiles aux partis de gouvernement veulent aussi faire entendre leur voix », assure Libé. « Démocratie par morte. » Se porte-t-elle aussi bien que Libération semble vouloir le croire ? Pas sûr, à en croire La Croix, qui rappelle que des millions de Français manquent toujours sur les listes électorales. À quatre mois de la présidentielle, un quart des électeurs ne seraient pas ou mal inscrits, ce qui favorise, évidemment, l’abstention en mai prochain.
À noter également, ces révélations du Monde, qui affirme que l’OSCE, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, a été victime d’une attaque informatique majeure attribuée à la Russie. Le journal, qui rappelle que l’OSCE est une organisation diplomatique issue de la guerre froide, destinée à favoriser le dialogue Est-Ouest, raconte que celle-ci est revenue « au cœur des enjeux stratégiques internationaux au moment du conflit en Ukraine » – l’OSCE ayant été désignée pour garantir et contrôler les très fragiles accords de paix de Minsk, conclus en février 2015 par François Hollande, Angela Merkel, Vladimir Poutine et Petro Porochenko. Critiquée dans le passé par le président russe, qui l’accuse d’être au service exclusif des Occidentaux, l’OSCE ne sait pas, officiellement, qui se cache derrière l’attaque décelée vers la fin du mois d’octobre.

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