Le mois dernier, la France a enregistré 52.400 nouvelles inscriptions au chômage en catégorie A dont 50.200 en métropole.Une vraie douche froide, glacée même. Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A à Pôle emploi a explosé au mois d’août dernier, affichant une progression de 50.200 en métropole sur un mois, soit l’équivalent de la population d’une ville comme… Belfort. DOM compris, la hausse est encore plus élevée, avec pas moins de 52.400 nouvelles inscriptions en catégorie A le mois dernier. Du jamais vu depuis le mois de septembre 2013 avec ses 53.800 nouveaux chômeurs enregistrés en catégorie A, mois consécutif au «bug SFR» qui avait entrainé en août une baisse anormale de 50.000 inscrits en catégorie A (corrigée ensuite à -32.700). Cumulée aux variations dans les catégories B et C, qui recensent les demandeurs d’emploi qui ont effectué un petit boulot le mois en question, la hausse dépasse même les 80.000 sur un mois. Et il faut, là, remonter au mois d’avril 2009 pour retrouver une hausse aussi importante dans les catégories A, B et C. Cette contre-performance ramène à 27.000 le reflux du nombre de chômeurs enregistrée dans la seule catégorie A depuis le début de l’année et à 16.500 celui depuis un an en France entière. Selon le dernier pointage, il y a donc désormais un peu plus de 3,8 millions de demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A à Pôle emploi en France entière, quelque 5,8 millions en A, en incluant les activités réduites et même 6,6 millions toutes catégories confondues.

la ministre du travail tente de relativiser les chiffres

«Ce résultat, nettement moins favorable que ceux des mois précédents, peut s’expliquer notamment par les difficultés rencontrées dans certains secteurs d’activité particulièrement affectés par les attentats de juillet (tourisme, hôtellerie-restauration, commerce de loisir, notamment)», a immédiatement tenu à relativiser Myriam El Khomri. Cette hausse a par ailleurs été amplifiée par une augmentation inhabituelle du nombre d’actualisations des demandeurs d’emploi, due notamment à un effet calendaire (nombre de jours ouvrés plus élevé)». D’ailleurs, les services statistiques de la ministre du Travail l’ont écrit sur la première page du document mis en ligne à 18h. «En août 2016, le nombre de sorties de catégories A, B, C pour défaut d’actualisation a enregistré une baisse inhabituellement forte, précisent-ils. Cette baisse affecte à la hausse le nombre de demandeurs d’emploi en catégories A, B et C, de manière plus importante pour les catégories A et C. Elle pourrait s’expliquer, au moins en partie, par une sensibilité des comportements d’actualisation au nombre plus élevé de jours ouvrés dans la période d’actualisation ce mois-ci, suite au changement du calendrier d’actualisation en janvier 2016».

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